Partager l'article ! Salima SAA : L'Agence pour la cohésion sociale traque les « bonnes pratiques » des élus et des entreprises dans les banlieues: ...
Conseillère Municipale– Adjointe au Maire de Marseille
Déléguée à l’Action Familiale et aux Droits des Femmes
Conseillère régionale de Provence Alpes Côte d'Azur
Membre du Haut Conseil à l'Intégration
L'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé) lance un club des entreprises porteuses de bonnes pratiques en matière d'emploi. Les élus de banlieue seront mieux entendus.
Ecrit par
Joel COSSARDEAUX
Les entreprises sont encore loin de savoir toutes se vendre auprès des jeunes des quartiers en difficulté. Et réciproquement... Ces relations distantes, l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé) est bien décidée à y mettre un terme en appelant à la rescousse les quelques grands employeurs présents dans les cités. A cette fin, la nouvelle présidente de cette agence, Salima Saa,vient de réunir au sein d'un club des entreprises, les représentants de plusieurs grandes entreprises : GDF-Suez, la Société Générale, Addeco, Casino et AXA, déjà très engagées dans des démarches d'insertion des jeunes, démarches le plus souvent d'envergure nationale. La Société Générale, dans le cadre de ses actions de mécénat, engage chaque année 1,3 million d'euros au profit des banlieues.
Ces groupes formeront le noyau fondateur d'un « club des entreprises » ayant vocation à échanger leurs bonnes pratiques (définition des besoins en termes d'emplois dans les cités, coaching des jeunes...) et surtout à élargir le cercle des entreprises utilisatrices. « Nous allons créer une plate-forme sur Internet où leurs DRH pourront partager leurs initiatives. Dans un deuxième temps, nous créerons une bourse de l'emploi pour les jeunes », annonce Salima Saa. La priorité des priorités est d'aider les employeurs à faire connaître leurs activités. « Il y a une réelle méconnaissance de la diversité des métiers qu'offrent certains secteurs, comme celui de l'eau », estime en effet la présidente, elle-même directrice commerciale à la SAUR.
Première réunion avec les élus
A l'issue de la réunion, un certain nombre de territoires pilotes ont été listés, dans lesquels les employeurs seront encouragés à s'impliquer, et pourront en contrepartie bénéficier de l'expertise de l'Acsé, qui leur fournira notamment une « cartographie des acteurs locaux ». Les entreprises devraient rencontrer en novembre le ministre de la Ville, Maurice Leroy.
Salima Saa, elle, veut également briser la glace avec les maires en créant un « club des élus ». Une première réunion a été organisée mi-juillet sous la houlette de l'Acsé et du président de l'Anru (agence de rénovation urbaine) et maire de Dreux, Gérard Hamel. Mission : faire remonter à la présidente, sans filtre aucun, les besoins nouveaux qui peuvent s'exprimer sur le terrain. De fait, la plupart des élus ne connaissent l'Acsé qu'à travers les préfets qui la représentent localement. Les représentants de l'Etat gèrent les enveloppes déconcentrées des grands programmes d'action sociale (prévention de la délinquance, réussite éducative, etc.) financés par l'Acsé. A eux de faire rentrer dans les cases les projets d'actions défendus par les maires. Sauf que tous, à commencer peut-être par les plus innovants, n'intègrent pas aussi facilement à des financements fléchés. Le « club des élus » doit contribuer à stopper cette perte en ligne d'initiatives.
JOËL COSSARDEAUX, Les Echos
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Comme la plus part des marseillais j'aime notre ville et je suis très fière de son évolution.
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Les responsables politiques doivent être exemplaires, ils ont des comptes à rendre aux citoyens.
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